L’endométriose est une maladie chronique qui touche 10% des femmes. Elle se manifeste notamment par de fortes douleurs pendant les règles, lors des rapports sexuels, au moment d’uriner ou d’aller à la selle et peut entrainer une infertilité chez les femmes qui en sont atteintes.

Pour mieux comprendre l’endométriose et les femmes qui en souffrent, le magazine Vital donne la parole à une patiente et à deux médecins, le docteur Florence Lacroix Médecin-Conseil Régional à l’Assurance Maladie et le professeur Peter Von Theobald, Gynécologue Obstétricien au CHU de La Réunion et spécialiste de l’endométriose.

La maladie qui débute à la puberté affecte la vie des femmes jusqu’à la ménopause. ” Je pense que j’ai eu mes règles à onze ans et à partir de là, chaque fois j’ai eu extrêmement mal au ventre avec même des nausées, des pertes de connaissance, des maux vraiment très très forts”, témoigne Laura. L’endométriose est une pathologie chronique qui touche la muqueuse de l’utérus. Des fragments de cette muqueuse se retrouvent ailleurs que dans l’utérus provoquant des saignements anormaux à l’intérieur du ventre de la patiente lorsque celle-ci a ses règles. Ce phénomène engendre des hématomes, des cicatrices ou encore des nodules qui s’accompagnent de fortes douleurs.

“On sait qu’il y a une composante génétique très forte. Si votre mère ou votre grand mère a de l’endométriose, vous avez une chance sur trois, 30 %, de risques d’avoir une endométriose “, explique le professeur Von Theobald, qui précise “le plus souvent, on va traiter l’endométriose en supprimant les règles. S’il y a plus de saignements à l’extérieur, il y a plus de saignements à l’intérieur et la maladie va régresser. Si le traitement médical ne marche pas, on va passer au traitement chirurgical. Le traitement chirurgical a deux avantages : d’abord, on a une certitude du diagnostic. Et deuxième avantage, c’est que la chirurgie est le seul traitement qui peut faire guérir de l’endométriose. Si on arrive à détruire ou exciser toutes les lésions endométriosiques, il y a 85 % de chance de guérison de l’endométriose.”